Le Québec veut « soigner » l’homosexualité ?

Si vous n’avez pas vu un certain article de la Presse passer, alors vous risquez de tomber en bas de votre chaise. Certains « thérapeutes » au Québec proposent de guérir l’homosexualité…. pour 12 000 dollars.

La réorientation sexuelle obsède certaines sommités de la psychologie et de la médecine. Pour ces personnes, l’homosexualité peut être guérie. Au Québec, en tout cas, thérapeutes et tenants de la psychologie se sont rejoints sur ce dogme. Et comme certaines personnes vivent mal leur orientation homosexuelle, les moyens mis à leur disposition pour en guérir ont fleuri. Thérapies de visu ou par l’intermédiaire de Skype, par téléphone, certains conseillant des séances hebdomadaires pendant deux ans pour 12 000 $.

Viviane Castilloux propose la thérapie aux abords d’Ottawa. Psychothérapeute au sein de l’organisation Thérapie chrétienne Outaouais, la religion n’est jamais très loin pour sous-tendre la consultation puisque la thérapeute se dit compétente pour les personnes qui luttent contre cette tentation qu’est l’homosexualité. Tentation parmi d’autres mais la thérapeute reste tolérante vis à vis des personnes qui s’assument dans cette orientation. Viviane Castilloux rappelle tout de même que Dieu n’encourage guère l’homosexualité.

Ce genre de thérapies dites « réparatrices » existe depuis plus de cinquante ans, en liaison fréquente avec les milieux évangélistes. De son côté, Jonah International « aide » les populations juives homosexuelles dans le monde entier. Les thérapies sont vendues par webcaméra avec la fameuse application Skype. Même si les thérapeutes disent ne pas assimiler l’homosexualité à une maladie, la thérapie est là pour la corriger.

Michel Lizotte est le meneur de TVTC. Ta Vie Ton Choix propose des thérapies de réorientation aux adultes et aux enfants. La thérapie s’attaque directement au fait que des psychologues ont permis aux homosexuels de s’assumer en tant que tel. Pour le mouvement, tout peut être réparé et redirigé vers le chemin de l’hétérosexualité. Le taux de réussite n’est hélas que de 40 % pour un groupe dont le nom peut sembler paradoxal, pour qui veut vivre sa vie en assumant son choix.

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