Perception des familles homoparentales au Canada

La constitution d’une famille homoparentale est plus que courante au Canada. Découvrez donc comment est-elle perçue dans ce pays.

Perception de l’adoption homoparentale au Canada

Depuis 2002, adopter un enfant par un couple homosexuel ne constitue plus un sujet tabou au Canada. Même si l’adoption n’est entrée en vigueur qu’en 2005, plusieurs couples homosexuels ont déjà fondé une famille grâce à l’adoption. Ces faits n’ont suscité aucune opposition notable de la part de l’ensemble de la société canadienne, ni même l’étonnement. Selon les opinions des Canadiens, le fait qu’un couple marié, du même sexe décide d’adopter un enfant est aujourd’hui considéré comme une situation « normale », identique à celle d’un couple hétérosexuel voulant fonder une famille et adopter des enfants.

D’après les informations recueillies auprès du service d’adoption à Montréal, les couples souhaitant entamer une procédure d’adoption recherchent des enfants à peine nés, beaux et en excellente santé. Louise Dumais, responsable de ce service, précise également qu’aujourd’hui, un couple sur trois désireux d’adopter un enfant est homosexuel.

Comment les couples homosexuels réussissent-ils une procédure d’adoption au Canada ?

Au Canada, ce sont les tribunaux qui ont autorisé aux couples homosexuels d’officialiser leur union par le mariage. Québec a donc été le premier à autoriser l’union civile en 2002. Cette grande première a été suivie par l’ouverture au mariage gay en 2005 et de fil en aiguille la possibilité pour un couple homosexuel d’entamer l’adoption de leur enfant.

Depuis, les couples homosexuels ont recours à différentes méthodes afin de fonder une famille. Plusieurs d’entre eux choisissent alors la procédure de la banque mixte. Ils hébergent l’enfant en tant que famille d’accueil jusqu’à ce qu’il soit définitivement adoptable après décision judiciaire ou accord homologué de ses parents biologiques. D’autres couples optent pour l’insémination artificielle ou le recours aux mères porteuses.

Scouts américains : les homosexuels bientôt admis

La BSA, une organisation scoute américaine a annoncé lundi que l’abrogation de la règle interdisant les homosexuels dans les rangs des scouts était en cours de discussion. Ce communiqué de presse met le mouvement scout au pied du mur.

Homosexuels chez les scouts américains

L’organisation Boys Scouts of America ou BAS a publié le 28 janvier 2013 annonçant qu’une de ses règles qui porte sur l’interdiction aux homosexuels d’intégrer les rangs des scouts pourrait être abrogée. En réalité, des discussions sont encore en cours, mais le changement de règle se baserait sur le fait que les organisations civiles et religieuses détermineront une politique propre au niveau local. Aucune règle ne serait alors désormais décrétée au niveau national, précise la BSA.

Règle à caractère discriminatoire

Comme BSA est l’une des principales organisations scoutes aux États-Unis, elle est soumise à certaines règles jugées comme étant « à caractère discriminatoire ». En effet, les athées comme les homosexuels sont bannis des rangs des Boys Scouts of America. Ces personnes sont accusées de transgresser les principes fondamentaux de l’organisation, notamment par leur comportement. Effectivement, des chefs de groupes se sont vus exclus des scouts en raison de leur orientation sexuelle, ce qui a scandalisé la communauté gay en Amérique.

BSA : dans la ligne de mire

Les Boys Scouts of America ont fêté les 100 ans de l’organisation en 2010. Comptant près de 3,6 millions de membres jeunes et adultes, l’organisation a fait l’objet de nombreuses protestations après l’exclusion de certains chefs de groupes lesbiens et homosexuels. Les entreprises sponsor ont alors cessé d’assister les scouts financièrement. L’organisation a aussi été reprochée d’avoir dissimulé des abus sexuels commis entre 1959 et 1985. Les BSA ont fini par prendre de telles mesures suite à une pétition en ligne qui a recueille plus de 1,2 million signatures et demande de lever l’interdiction aux homosexuels d’intégrer les rangs des scouts.

Montréal : la terre promise pour les homosexuels

Alors que le mariage gay alimente la controverse en France, nombreux sont les homosexuels français à avoir choisi d’immigrer à Montréal pour y jouir de la légalité de l’union homosexuelle.

Couple homosexuel : vivre librement à Montréal

Nombreux ressortissants français ont trouvé refuge à Montréal en raison de leur orientation sexuelle. En effet, pour les homosexuels le Québec représente la terre promise en raison de la légalisation de l’union homosexuelle voilà dix ans déjà. De même, les personnes du même sexe envisageant de se marier pour le mariage y trouvent le havre qu’ils recherchaient depuis longtemps et ce d’autant plus que les procédures d’adoption d’enfants par les couples homosexuels ont été intégrées dans les mœurs. Depuis 2001, les couples homosexuels ont pratiquement doublé en nombre sur le territoire canadien. 64.575 couples ont été enregistrés en 2011 dont 43 560 vivent sous le régime d’union civile et 21 015 sont mariés. Franchir le pas du mariage c’est également un moyen pour régulariser un séjour au Québec. Et avec le village gay de Montréal, il y a de quoi faire la fête.

Traverser l’Atlantique pour l’amour d’un homme

Vivre une relation stable et librement, voilà ce dont rêve tous les hommes et femmes qui sont attirés par les personnes du même sexe. Fonder une famille et avoir des enfants sans contrainte administrative c’est ce que les homosexuels recherchent en partant en outre atlantique. Pour trouver l’homme de votre vie, rencontregay.ca vous propose des rencontres entre hommes gais. Avec un service de messagerie et un tchat webcam, trouvez l’homme de vos rêves près de chez vous. Comptant plus de 140 000 membres inscrits, vos recherches seront simplifiées grâce à un outil de recherche détaillée. Le site est une référence en termes de rencontres gais que ce soit pour une histoire sérieuse ou pour une aventure d’un soir. Alors, inscrivez-vous gratuitement pour rencontrer des mâles, des vrais.

« Une dernière chance » : un film sur le parcours des victimes d’homophobie trouvant refuge au Canada

À l’heure où les mariages gays sont au cœur de tous les débats, un documentaire intitulé « Une dernière chance » vous fera découvrir le combat des victimes d’homophobie, en quête d’asile au Canada.

Beaucoup cachent leur préférence sexuelle de peur des représailles et du rejet de leurs proches. Homosexuels, transsexuels et lesbiennes constituant une minorité sexuelle sont persécutés dans nombreux pays. Pour espérer livre librement leur orientation sexuelle, ils sont contraints de fuir pour immigrer vers d’autres territoires où ils peuvent trouver asile. Le Canada est l’un des premiers pays à accorder le statut de réfugié gay.

Paul Émile d’Entremont a alors réalisé un documentaire sur ces victimes d’homophobie qui tentent de trouver refuge au Canada à cause de leur préférence sexuelle. « Une dernière chance » relate l’histoire d’une Jamaïcaine, violée et battue pour son homosexualité, d’une transsexuelle originaire du Liban rejetée par sa famille et de trois autres victimes des différentes formes de violences homophobes. Durant six années, les caméras ont filmé leur combat face à l’homophobie.

Le resserrement des règles concernant le statut de réfugié sur le sol canadien y est également abordé. Effectivement, la nouvelle loi instaurée en juin 2012 pénalise quelque peu les demandeurs d’asile émanant de pays considérés sécuritaires. Désormais, pour toute demande d’asile rejetée par la Commission de l’immigration aucun appel ne sera autorisé, un obstacle de plus pour les homosexuels qui espèrent trouver refuge dans ce pays où leur choix serait respecté.

Présenté lors de quelques festivals et disponible gratuitement sur Internet en décembre lors de la Journée internationale des droits de l’homme, « une dernière chance » vous fera découvrir le témoignage poignant de ces hommes et femmes et leur parcours jusqu’à leur arrivée à Montréal ou à Toronto.

Le Québec veut « soigner » l’homosexualité ?

Si vous n’avez pas vu un certain article de la Presse passer, alors vous risquez de tomber en bas de votre chaise. Certains « thérapeutes » au Québec proposent de guérir l’homosexualité…. pour 12 000 dollars.

La réorientation sexuelle obsède certaines sommités de la psychologie et de la médecine. Pour ces personnes, l’homosexualité peut être guérie. Au Québec, en tout cas, thérapeutes et tenants de la psychologie se sont rejoints sur ce dogme. Et comme certaines personnes vivent mal leur orientation homosexuelle, les moyens mis à leur disposition pour en guérir ont fleuri. Thérapies de visu ou par l’intermédiaire de Skype, par téléphone, certains conseillant des séances hebdomadaires pendant deux ans pour 12 000 $.

Viviane Castilloux propose la thérapie aux abords d’Ottawa. Psychothérapeute au sein de l’organisation Thérapie chrétienne Outaouais, la religion n’est jamais très loin pour sous-tendre la consultation puisque la thérapeute se dit compétente pour les personnes qui luttent contre cette tentation qu’est l’homosexualité. Tentation parmi d’autres mais la thérapeute reste tolérante vis à vis des personnes qui s’assument dans cette orientation. Viviane Castilloux rappelle tout de même que Dieu n’encourage guère l’homosexualité.

Ce genre de thérapies dites « réparatrices » existe depuis plus de cinquante ans, en liaison fréquente avec les milieux évangélistes. De son côté, Jonah International « aide » les populations juives homosexuelles dans le monde entier. Les thérapies sont vendues par webcaméra avec la fameuse application Skype. Même si les thérapeutes disent ne pas assimiler l’homosexualité à une maladie, la thérapie est là pour la corriger.

Michel Lizotte est le meneur de TVTC. Ta Vie Ton Choix propose des thérapies de réorientation aux adultes et aux enfants. La thérapie s’attaque directement au fait que des psychologues ont permis aux homosexuels de s’assumer en tant que tel. Pour le mouvement, tout peut être réparé et redirigé vers le chemin de l’hétérosexualité. Le taux de réussite n’est hélas que de 40 % pour un groupe dont le nom peut sembler paradoxal, pour qui veut vivre sa vie en assumant son choix.

[source]

Projet de lutte à l’homophobie : Fondation Gris Simple Plan

Le 18 septembre à Montréal Le Groupe de Recherche et D’intervention Sociale et Jeff Stinco, membre du célèbre groupe rock Simple Plan ont remis le prix GRIS Fondation Simple Plan à l’école secondaire de la Rive de Lavaltrie. Ce prix a pour but de récompenser un membre de l’équipe éducative ou un élève pour l’action qu’il a mené pour combattre l’homophobie et désacraliser l’homosexualité et la bisexualité. Une bourse de 2000$ vient s’ajouter à ce prix. Une mention spéciale a également été remise à l’école alternative Atelier du nord de Montréal.

Fondée en 1994, le GRIS Montréal a pour but d’informer les élèves ainsi que le personnel éducatif des réalités homosexuelles et bisexuelles et d’aider les homosexuels et bisexuels à s’intégrer et à s’accepter. Chaque année deux bourses sont alors remises aux projets les plus originaux.

Le projet qui a donc été retenu est celui de l’école secondaire de la Rive, réalisé par 4 élèves et une enseignante. Ils ont créé une bannière incitant chaque élève à s’inscrire en indiquant ses différences. Cette bannière a alors été accrochée dans l’enceinte de l’école durant toute l’année scolaire. Parallèlement à ça a été instauré un système de macarons et d’autocollants, élèves comme professeurs arborant fièrement leur signe démontrait alors qu’ils étaient ouverts à la diversité. Lors de la journée de lutte contre l’homophobie, chacun a été invité à marquer cette journée symbolique en s’habillant de l’une des 6 couleurs du drapeau de la fierté. Cette journée a été immortalisée par une photo de leur drapeau humain!

Mention spéciale pour l’école primaire alternative Atelier qui a mis en place le projet Adoption d’un prisonnier politique. Ce projet a vu le jour alors que les élèves ont appris qu’un Camerounais avait été condamné à 36 mois de prison pour homosexualité. Touchés par cette injustice, les élèves de cette école ont alors décidé de l’adopter et lui écrivent une fois par mois.

Le mariage gay devient un sujet de la campagne présidentielle américaine

Un récent sondage a dévoilé que 50% des Américains sont favorables au mariage gay, et 48% sont contre. C’est dans ce contexte favorable mais aussi surprenant pour un pays qui nous avait habitué à son puritanisme, que le président sortant Barack Obama a annoncé être favorable au mariage entre personnes du même sexe, une première aux Etats-Unis.

Cette mesure a même été rajoutée de façon officielle et explicite à son programme pour sa réélection. Certains n’y voient qu’une stratégie pour récupérer quelques voix supplémentaires, notamment chez les jeunes, d’autres un tournant majeur dans les droits civiques américains.

Pour l’instant, sept états américains seulement sur 50 autorisent le mariage gay ; à l’inverse près d’une trentaine d’Etats ont fait voter et adopter des amendements constitutionnels qui limitent le mariage à une union hétérosexuelle. Arès la France, les Etats-Unis pourraient donc être la prochaine patrie a accorder ce droit à la société homosexuelle ; toutefois Barack Obama a précisé exprimer là une opinion personnelle, cette décision devant rester dans les mains de chaque Etat.

Cette annonce a eu pour effet de susciter un regain d’intérêt du côté des donateurs démocrates ; elle a prise de surprise le candidat républicain. Toutefois le président sortant prend des risques car cette nouvelle peut lui faire perdre des voix dans la communauté afro-américaine, son principal soutien, qui est en majorité contre le mariage gay, mais aussi du côté des électeurs croyants qui face à ce sujet n’hésiteraient pas à voter républicain (pour Mitt Romney).